Les outils ont changé. Pas notre façon de travailler.
On a clarifié le positionnement de Capamoon et lancé un nouveau site. Voici pourquoi.

Bonjour,
On vient de faire évoluer pas mal de choses chez Capamoon : notre offre, notre site, notre façon de nous présenter. L'objectif : clarifier notre proposition de valeur, à l'heure où les technologies évoluent à toute vitesse, et refléter ce qui est au cœur de notre métier, la façon dont on accompagne vraiment les entreprises.
En deux ans, nos outils et notre façon d'exécuter ont radicalement changé. Notre façon de penser les projets, non. On a décidé de le refléter plus clairement dans notre communication.
Au départ, on se présentait comme une agence no-code
Il y a deux ans, on s'est lancés à deux, persuadés qu'on pouvait régler des problèmes concrets pour les PME avec du no-code. Quelques dizaines de projets plus tard, le no-code est une technologie toujours pertinente, mais ce n'est pas le cœur de notre proposition de valeur.
Le souci, c'est que se présenter comme « une agence no-code », ça revient à se définir par un outil. Or la techno, même si elle reste une composante importante de ce qu'on livre, le client s'en moque (à part pour les plus geeks d'entre nous). Ce qui l'intéresse, c'est le résultat final, c'est-à-dire le bénéfice métier.
Ce que deux ans nous ont appris
Personne ne nous achète du no-code. Ni de l'IA, soit dit en passant.
Ce que les clients achètent, c'est autre chose : du temps gagné, moins d'erreurs, plus de fluidité et d'organisation dans leurs process, une meilleure expérience pour leurs équipes comme pour leurs clients, la capacité de grandir et, au bout de la chaîne, une réduction des coûts ou plus de revenus.
Nous avons travaillé pour un acteur français des énergies renouvelables. Ils ne nous ont pas demandé « un bot ». Leur quotidien, c'était de déclarer la production de leurs centrales solaires auprès d'EDF, une par une, sur le portail du fournisseur d'énergie. Comptez 1 à 2 minutes par site, des dizaines de sites. Ajoutez le suivi de centaines de factures chaque mois et les dossiers de raccordement ENEDIS. Plusieurs jours par mois sur des tâches administratives sans valeur ajoutée.
Leur vraie question, derrière l'automatisation, était de savoir comment croître tout en maîtrisant leur masse salariale et leurs coûts, pour se concentrer sur leur cœur de métier plutôt que sur le remplissage de formulaires. On a d'abord identifié avec eux quels étaient les processus à automatiser pour prioriser le maximum de gain de temps, puis mis en place un système de monitoring qui contrôle la bonne exécution des bots et alerte le cas échéant. Résultat : environ 80 % de temps admin en moins, des erreurs de saisie qui s'évaporent, des équipes qui reviennent à leur vrai métier (développer des projets solaires), et un contrôle total de l'automatisation en place.
~80 % de temps admin en moins
Des erreurs de saisie qui s'évaporent, des équipes qui reviennent à leur vrai métier.
On cherche d'abord à comprendre
Les projets tech échouent rarement à cause de la technologie. Ils échouent parce qu'on a construit une solution qui passe à côté des besoins réels et ne résout pas le vrai problème.
La plupart des agences choisissent les outils d'abord, les clients proposent parfois une solution de facto, et finalement il est facile de passer à côté des vraies exigences métier si on ne se pose pas les bonnes questions en premier.
Un exemple. Une startup de la santé nous contacte pour gérer ses patients, ses praticiens, ses rendez-vous et ses paiements. Le réflexe facile aurait été de dégainer les outils tout de suite. Sauf que le vrai défi n'était pas technique : il fallait une solution qui tienne les contraintes de confidentialité du médical (les données de santé sont évidemment très sensibles) tout en restant utilisable au quotidien par des équipes qui ne sont pas ingénieurs. On a donc commencé par définir les processus cibles, les obligations réglementaires (la solution devait être conforme aux exigences HIPAA aux États-Unis) et la façon dont chacun interagit avec qui. Une fois cette base posée, on a construit la solution en choisissant des outils no-code pour les briques principales (CRM, formulaires, automatisations) et Stripe pour le paiement. L'IA nous a permis de réaliser des scripts pour les automatisations là où le no-code rencontrait ses limites, ainsi que l'intégration entre le CRM et Stripe. Mais ce sont la compréhension du métier et les contraintes réelles (coûts, facilité de prise en main, complexité et conformité réglementaire) qui ont dicté les choix techniques.
Parfois le problème est ailleurs. Un fonds de dotation nous appelle parce que ses outils, bricolés au fil des années, sont devenus ingérables. On envisageait de changer d'outils no-code et de « simplement » modifier les automatisations existantes. Sauf que le vrai problème était plus profond. Leur modèle de données ne ressemblait plus à leur façon de travailler, et la solution technique était devenue compliquée à maintenir, avec les incohérences inhérentes à cette complexité. On a donc remis les fondations d'aplomb, c'est-à-dire le modèle de données, repensé le parcours utilisateur (processus interne et candidature des associations) et refondu complètement les formulaires et les automatisations. On a gardé les mêmes outils no-code (Airtable, Jotform et Make), avec lesquels l'équipe était familière. Et aujourd'hui, ils gèrent l'outil seuls, sans nous. Encore une fois, des choix techno dictés par des exigences métier.
L'IA fait partie de notre chaîne de production
Dans nos projets, on se sert de l'IA de deux façons. Parfois lorsque c'est pertinent comme composant de la solution livrée (un chatbot, l'analyse de documents, des réponses générées automatiquement) et toujours comme partie prenante de notre chaîne de production, ce qui nous permet d'aller plus loin et plus vite. C'est cette deuxième façon qui a le plus changé notre métier.
Quand une plateforme SaaS nous a demandé un dashboard analytique pour piloter ses workflows, on a combiné l'approche produit classique (discovery, design, build, test, déploiement) avec l'IA, à chaque phase du projet.
Concrètement, on suit une logique de spec-driven development : avant d'écrire la moindre ligne de code, on génère les documents de spécifications avec l'IA. D'abord le PRD, le document qui définit les besoins fonctionnels et les règles de gestion, puis l'architecture et le plan d'implémentation. On les relit, on itère dessus. C'est là que la réflexion humaine est essentielle, car il faut prendre les bonnes décisions tant au niveau fonctionnel que technique. C'est souvent intense et toujours passionnant.
Une fois les specs au point, l'IA code le dashboard en s'appuyant dessus, en respectant nos guidelines (charte graphique, bonnes pratiques de code). On automatise aussi les tests, pour éviter toute régression à chaque nouvelle évolution.
Bilan : un prototype complet et testé en deux semaines, là où ce genre d'outil se compte d'habitude en mois.
Un prototype complet et testé en deux semaines
Là où ce genre d'outil se compte habituellement en mois.
Attention, l'IA ne remplace pas le jugement ni la réflexion. Elle a ses biais, elle hallucine, elle peut avoir une vue partielle du contexte dans lequel vous évoluez, et elle ignore tout ce qu'on a appris sur le terrain en vingt ans de métier. C'est d'ailleurs ça aussi, le Product Thinking : on croise, on vérifie, on tranche. Bref, on fait la synthèse pour produire le produit optimal. Le product manager devient le pilote et le contrôleur, à chaque étape de réalisation de la solution.
Notre nouveau positionnement
Product Thinking + AI-Powered Execution. Comprendre avant de construire, puis exécuter vite grâce à l'IA. C'est ce qu'on fait depuis le premier jour. On a juste fini par le dire clairement, dans notre offre comme sur notre nouveau site.
“Product Thinking + AI-Powered Execution”
Et tant qu'on y est : cet article en est un bon exemple. La réflexion, l'histoire, les convictions : écrites à la main, à 100 %. L'IA n'est intervenue qu'ensuite, pour accélérer ce qui pouvait l'être : les traductions et la correction des fautes (qui a dit qu'on en faisait ?). On vous l'a dit. L'IA est partout, sauf dans l'essentiel.
À propos des co-fondateurs

Julien Andrieu
20 ans d'expérience en Product Management et développement de produits numériques. Après être passé par des startups, des éditeurs SaaS et des groupes internationaux, il accompagne aujourd'hui les PME dans la conception de solutions digitales centrées sur les besoins métier.

Yahan Bermudez
Entrepreneur et spécialiste du marketing 360 depuis plus de 10 ans, il accompagne depuis plusieurs années les PME dans leur croissance et l'optimisation de leurs opérations. Son approche combine vision business, exécution pragmatique et résultats mesurables.
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